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Formulaire multi-étapes : comment un simulateur solaire a été repensé pour Google Ads

Formulaire multi-étapes : comment un simulateur solaire a été repensé pour Google Ads

Trafic mobile, formulaire en étapes, écran d'analyse, carte Google : le récit d'une refonte de landing pages Google Ads menée main dans la main avec un installateur solaire.

Par Clément Glonin
·
September 30, 2026
·
8
min de lecture
Formulaire multi-étapes : comment un simulateur solaire a été repensé pour Google Ads
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Un projet ?
Parlons-en 30 minutes
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Un installateur de panneaux solaires du sud de la France investit chaque jour dans Google Ads. Les clics arrivent. Les demandes, beaucoup moins. Sa question tient en une ligne : pourquoi des visiteurs intéressés par les aides au solaire repartent sans remplir le simulateur ?

En trois semaines, nous avons repensé quatre landing pages : une page nationale, deux déclinaisons régionales et la page de campagne du site de l'installateur. Au centre du projet, un formulaire multi-étapes pensé pour le mobile. Voici ce que nous avons fait, pourquoi, et ce que ça a donné.

Le point de départ : du trafic payant, pas assez de demandes

Les pages existantes avaient tout d'une bonne page : un titre clair, des arguments, une FAQ, des sections sur les aides, sur l'entreprise, sur la pose. Le problème, c'est que presque personne ne les lisait. Le formulaire, lui, arrivait tard, demandait beaucoup, et ne donnait aucune raison d'aller jusqu'au bout.

Sur une campagne Google Ads, chaque clic est payé. Une page qui ne convertit pas, c'est un budget qui brûle en silence.

D'une prestation à une vraie collaboration

Au départ, la demande était simple : ajuster deux formulaires. Quelques retouches sur mobile, une phrase de réassurance en plus. Très vite, le projet a changé de nature.

Le fondateur regardait ses chiffres chaque jour. Moi, je livrais des ajustements dans la foulée. On s'envoyait des captures, des vocaux, des pages concurrentes, des idées à tester le soir même. Ce qui ressemblait à une liste de retouches est devenu un projet commun : repérer ce qui bloque, proposer une solution, la mettre en ligne, observer, recommencer.

Ce mode de travail a tout changé. Un web designer qui attend un cahier des charges livre une page. Un web designer qui suit les résultats avec son client livre une page qui progresse.

Premier constat : 85 % du trafic arrive sur mobile

L'installation d'un outil d'enregistrement de sessions (Hotjar) a donné la réponse la plus utile du projet. Environ 85 % des visiteurs arrivaient depuis un smartphone. Et sur mobile, ils ne descendaient presque jamais jusqu'en bas de la page.

Autrement dit, tout ce qui se trouvait sous le premier écran n'existait pas pour la majorité des visiteurs. Le formulaire devait être visible tout de suite, et tenir entièrement dans l'écran d'un téléphone.

Décision 1 : couper au montage

Nous sommes passés de nombreuses sections à deux blocs seulement :

  • Un premier écran avec le titre, une phrase de promesse, trois éléments de réassurance (100 % gratuit, sans engagement, données sécurisées) et le simulateur directement à côté (en dessous sur mobile).
  • Une section « Aides 2026 » qui présente les dispositifs vérifiés pendant la simulation, suivie d'un rappel à l'action.

Tout le reste a été coupé. Pas parce que c'était faux, mais parce que personne ne le lisait. Même le footer a été allégé jusqu'à devenir discret. Une landing page n'est pas un site vitrine : elle a une seule mission, et chaque élément doit la servir. C'est d'ailleurs le principe que je détaille dans les 7 éléments d'une landing page qui convertit.

Décision 2 : un formulaire multi-étapes, une question par écran

Un long formulaire affiché d'un bloc fait peur. Le même nombre de questions, posées une à une, se remplit presque tout seul. Le simulateur a donc été découpé en étapes courtes, avec une barre de progression :

  • Une première question facile : êtes-vous propriétaire de votre logement ? Un clic, et le visiteur est déjà engagé.
  • Un filtrage honnête : un locataire ou un habitant d'appartement voit un message clair expliquant qu'il n'est pas éligible. Il ne perd pas son temps, et l'équipe commerciale ne reçoit pas de demandes impossibles à traiter.
  • Des réponses en gros boutons, placés côte à côte sur mobile pour que chaque étape tienne dans l'écran sans défiler.
  • Les coordonnées en dernier, quand le visiteur a déjà investi du temps et attend son résultat.
  • Un numéro de téléphone contrôlé au format français, pour limiter les numéros fantaisistes.

Le tout est construit dans Webflow, avec un peu de code personnalisé pour les transitions entre les étapes.

Décision 3 : un écran d'analyse qui rend le travail visible

Entre les questions et la demande de coordonnées, le visiteur voit s'afficher « Analyse de votre éligibilité en cours ». Les critères se valident un à un : votre situation, votre logement, votre consommation, votre localisation.

Soyons clairs : cette animation ne fait pas le calcul elle-même. L'étude du dossier se fait ensuite, avec un conseiller. Son rôle est de montrer au visiteur que ses réponses sont prises en compte, et de marquer le passage entre « je réponds à des questions » et « je reçois quelque chose ».

Ce mécanisme est documenté. Des chercheurs de Harvard ont montré que lorsqu'un service rend visible le travail effectué pour l'utilisateur, celui-ci lui accorde plus de valeur, même à résultat identique : c'est ce qu'ils appellent l'illusion du travail (Buell et Norton, Management Science, 2011). Le Nielsen Norman Group observe de son côté que les utilisateurs acceptent d'attendre environ trois fois plus longtemps lorsqu'un indicateur de progression leur est montré.

La durée a été réglée à la seconde près. Trop courte, l'animation passe inaperçue. Trop longue, elle agace. Nous avons testé plusieurs réglages avant de retenir le bon.

Décision 4 : une vraie carte pour une vraie adresse

Sur la page de campagne de l'installateur, une étape demande l'adresse du logement. Grâce à l'API Google Maps, l'adresse se complète automatiquement pendant la saisie, puis une vue satellite centrée sur la maison s'affiche juste en dessous.

L'effet est immédiat : le visiteur voit son propre toit. La simulation devient concrète, personnelle. Et l'adresse doit être valide pour continuer, ce qui garantit à l'équipe des informations exploitables dès le premier appel. Le bouton « Continuer » ne passe au vert qu'une fois l'adresse reconnue : un détail, mais qui guide sans rien dire.

Les détails qui font la différence

Un formulaire qui convertit, c'est aussi une somme de petites décisions, souvent prises après avoir observé ce qui se passait réellement :

  • Les mots comptent. Une phrase comme « Indiquez vos coordonnées » a été testée à l'étape finale. Jugée trop commerciale, elle a été remplacée par une formulation qui garde le fil de la simulation : on calcule votre résultat, on ne vous demande pas vos données.
  • Des micro-promesses rassurantes sous chaque étape : « Simulation personnalisée en moins d'une minute », « Données sécurisées et confidentielles ».
  • Une page de remerciement par formulaire : une demande de simulation et une demande de devis n'appellent pas le même message ni les mêmes prochaines étapes.
  • Un consentement clair et une bannière cookies, pour un tracking propre et conforme.
  • Des déclinaisons régionales : même structure, couleurs et contenus adaptés à chaque région, pour que le visiteur se sente à la bonne adresse.

Le fondateur l'a très bien résumé : quand on est dans le projet, on ne voit plus la page comme un visiteur. Il faut une cohérence totale du premier écran jusqu'au message de remerciement pour garder la confiance.

Mesurer, ajuster, recommencer

Aucune de ces décisions n'a été prise une fois pour toutes. Le rythme du projet ressemblait plutôt à une boucle courte :

  1. Les campagnes tournent et les enregistrements de sessions montrent où les visiteurs hésitent.
  2. Le fondateur et son équipe de téléprospection remontent ce qu'ils observent sur les demandes reçues.
  3. Nous décidons ensemble de l'ajustement à faire.
  4. La modification est en ligne, souvent le jour même.

C'est l'un des grands avantages de Webflow sur ce type de projet : pas de développeur à mobiliser pour chaque retouche, pas de mise en production qui prend une semaine. On teste, on observe, on corrige.

Les résultats

La nouvelle page nationale a été mise en ligne un vendredi. La première demande est arrivée le lendemain midi. Sur les 32 premiers clics payants, trois visiteurs ont complété la simulation, soit près de 10 % de conversion dès le démarrage.

Au fil des ajustements, les demandes se sont installées dans la durée, et les pages régionales ont pris le relais avec un message plus local. Sur la page de campagne de l'installateur, le formulaire avec carte génère désormais une à deux demandes par jour, avec une adresse complète et vérifiée, sur un budget publicitaire encore volontairement réduit.

Au-delà des chiffres, le vrai résultat est ailleurs : le client dispose aujourd'hui de pages qu'il comprend, qu'il peut modifier, et d'une méthode pour continuer à les améliorer.

Ce qu'on retient

  • Regardez d'où vient votre trafic avant de dessiner quoi que ce soit. Ici, le mobile décidait de tout.
  • Coupez tout ce qui ne sert pas l'action. Une page courte avec un formulaire solide bat une page longue que personne ne lit.
  • Une question par écran, la plus simple en premier, les coordonnées en dernier.
  • Rendez le traitement visible, sans jamais promettre ce que vous ne faites pas.
  • Travaillez en boucle courte avec votre prestataire : une page de conversion ne se livre pas, elle se règle.

Et si on réglait la vôtre ?

Vous achetez du trafic sur Google Ads ou LinkedIn Ads et votre page ne transforme pas assez ? Je conçois des landing pages et des formulaires pensés pour la conversion, et je reste à vos côtés après la mise en ligne pour les faire progresser avec vous. Parlons de votre projet.

FAQ

Un formulaire multi-étapes convertit-il mieux qu'un formulaire classique ?

Souvent, oui, surtout sur mobile. Poser une question à la fois rend le formulaire moins intimidant, et chaque réponse engage un peu plus le visiteur. Le gain dépend toutefois de la qualité des questions et de leur ordre : une première étape simple et des coordonnées demandées en dernier font la différence.

Peut-on créer un formulaire multi-étapes avec Webflow ?

Oui. Webflow permet de construire la structure et le design du formulaire, et un peu de code personnalisé ajoute les transitions, les animations entre les étapes et les contrôles de saisie. Le formulaire reste ensuite modifiable directement dans l'éditeur.

L'animation de chargement entre les étapes est-elle trompeuse ?

Elle ne l'est pas tant qu'elle ne promet rien de faux. Son rôle est de rythmer le parcours et de montrer que les réponses sont prises en compte. Le résultat réel, lui, doit être fourni ensuite, par un conseiller ou par un calcul, comme annoncé.

Combien de temps faut-il pour refondre une landing page de ce type ?

Ici, quatre pages ont été conçues et mises en ligne en trois semaines environ, avec des ajustements continus pendant les campagnes. Le délai dépend surtout du nombre de déclinaisons et de la réactivité des échanges.